jeudi 9 avril 2009

Article sur la visite de Denis Bouchard

Crise dans les médias traditionnels
Les journaux doivent s’adapter

MÉLANIE CÔTÉ
melanie.cote3@uqac.ca

CHICOUTIMI – La donne a considérablement changé au cours de la dernière décennie pour les médias traditionnels. Pour survivre, les journaux doivent s’adapter aux nouvelles technologies. C’est ce qu’a expliqué le rédacteur en chef des journaux Le Quotidien et Le Progrès-Dimanche, Denis Bouchard, mercredi, à des étudiants de l’Université du Québec à Chicoutimi.

Le constat est simple à faire : les gens ont de moins en moins de temps pour lire et l’internet répond aux besoins de la nouvelle génération. La révolution commence donc par le graphisme. Selon M. Bouchard, le contenu est important, mais le contenant l’est encore plus.

«Les textes doivent être plus courts et les photos plus grosses. Il ne faut pas donner le bœuf au lecteur, mais le filet mignon. Il faut savoir utiliser les pavés, les titres, les bas de vignette, et ensuite le texte. Les gens ont de moins en moins de temps pour lire», explique-t-il.

En 2000, le journal La Presse, membre du groupe Gesca, tout comme Le Quotidien et Le Progrès-Dimanche, ainsi que Le Droit, Le Soleil, La Voix de l’Est, La Tribune et Le Nouvelliste, a procédé à une refonte graphique. La maquette a évolué, le mode d’impression a été modifié et la une a été revue. Aujourd’hui, La Presse est considérée comme étant l’un des 10 plus beaux journaux au monde.

«Les journaux américains ne sont pas assez audacieux. Premièrement, ils ont trop hésité à se tourner vers le format tabloïd et, selon eux, il suffit de mettre de la couleur pour évoluer. Mais après la refonte de leur maquette, tous les tirages ont baissé. C’est pour ça qu’ils ont de la difficulté à survivre», mentionne Denis Bouchard, rédacteur en chef du Quotidien depuis deux ans.

Contenu exclusif
Afin de demeurer le leader de l’information régionale, Le Quotidien se doit d’offrir un contenu exclusif et différent. «Nous sommes en compétition avec les médias électroniques, la télévision et la radio. Une conférence de presse qui a lieu le matin nous intéresse moins, puisque tout a été dit la journée même dans les bulletins de nouvelles. Nous voulons vendre une histoire. Par exemple, tout le monde a parlé de l’Auditorium Dufour, mais nous avons été en mesure d’avoir notre propre nouvelle avec le chef d’orchestre Jean-Philippe Tremblay. Je dirais que nous réussissons quatre fois sur cinq. C’est pour cette raison que nous avons des journalistes partout sur le territoire. Nous devons être là où les gens sont.»

Denis Bouchard explique que Le Quotidien essaie d’être davantage présent sur l’internet. Cependant, il s’agit d’une idée difficile à vendre. «Les efforts sont là, mais il faut trouver une façon de rentabiliser le web. La publicité n’est pas encore assez développée.» Il y a deux ans, le site internet du journal recevait 150 000 visites par mois. Aujourd’hui, ce nombre s’élève à 300 000.

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mardi 7 avril 2009

Plan

Faire un plan de notre reportage.

Le voici.